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L'authentique kung-fu de Shaolin reste imprégné de bouddhisme



Le temple mythique des arts martiaux de Shaolin, érigé en 479 de notre ère par Huiguang, premier disciple du moine bouddhiste indien Bato, recèle des secrets millénaires

Crâne lisse, petit bouc naissant au menton et les yeux fixes, Shan Li, 26 ans, respire le calme et la sérénité. Mais ce maître des arts martiaux, initié au prestigieux Temple de Shaolin depuis dix ans, est vêtu à l’occidentale, jeans, tee-shirt et baskets. Il pianote sur son ordinateur portable, confortablement installé au café d’un petit hôtel de Zhengzhou.

« La logique fondamentale des arts martiaux veut qu’on se sente bien, à l’écart de toute souffrance, imprégné du sentiment d’être indépendant et libre. Ce n’est pas parce que vous êtes le disciple d’un grand maître du kung-fu et que vous pratiquez la discipline depuis des années que vous devez habiter dans une grotte isolée du monde pendant toute votre vie. Non, vous pouvez vivre très normalement. »

Nous sommes loin des mises en scène théâtrales des moines « combattants » chinois faisant des démonstrations de kung-fu sur les scènes du monde entier : costumes orange, safran, ceinture rouge, épée, lance, cris aigus… Scènes conclues généralement par les sauts et les acrobaties d’un petit garçon d’à peine 6 ou 7 ans !

Spectaculaire et mythique Temple de Shaolin dont l’image et la réputation ancestrale n’ont cessé d’être exploités par des esprits malins attirés par le profit plutôt que par l’authenticité de ce site du kung-fu datant du Ve siècle.
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